La tendance à la hausse se confirme!


Article paru dans le Figaro du 19/11/2012

Le thermalisme est à nouveau en vogue

Par figaro iconArmelle Bohineust – le 19/11/2012
La fréquentation des stations françaises augmente pour la troisième année consécutive.

 

Ringardes, les cures? On finissait par le croire. Pour preuve, la fréquentation des stations thermales n’avait cessé de s’étioler depuis une décennie, passant de 590.000 curistes en 1999 à moins de 480.000 en 2009. Mais Dax, première station de France avec 58 000 curistes par an, Balaruc (Hérault), Bagnères-de-Bigorre et autres redeviennent des lieux courus.

Le nombre de curistes devrait progresser de 1,5% cette année, après une hausse de 1% en 2011 et de 3% en 2010. «Un vrai changement de tendance dû en grande partie aux nombreuses études réalisées pour évaluer l’intérêt médical de ces soins», estime Claude-Eugène Bouvier, délégué général du Cneth, le Conseil national des exploitants thermaux. «Les stations n’ont pas de visiteurs médicaux mais les médecins sont sensibilisés à ces soins par les publications d’études dans des revues réputées et par notre présence dans les congrès et les salons», ajoute le représentant des stations thermales.

L’Afreth, l’Association française pour la recherche thermale, a publié récemment deux études sur le traitement thermal de l’anxiété et de l’arthrose du genou. Celles-ci montrent des améliorations significatives de la santé des patients, assure l’Afreth. D’autres rapports sur l’obésité, l’insuffisante veineuse ou encore l’arthrose sont en cours de publication. Ils seront suivis, espère le Cneth, de nouvelles études démontrant l’intérêt non seulement médical mais également économique du thermalisme.

En attendant, la Sécurité sociale y croit. Après trois années de vaches maigres, le tarif des soins thermaux remboursés a été relevé de 4% en 2012. Une dépense faible puisque le thermalisme ne représente que 0,14% des dépenses de l’assurance-maladie.

Nouveaux marchés

De toute façon, le coût final du thermalisme est très modéré, souligne le Cneth. La prise en charge des soins thermaux, environ 250 millions d’euros, est en grande partie «compensée par les prélèvements fiscaux et sociaux du secteur, qui s’élèvent à 190 millions d’euros. Le chiffre d’affaires généré chaque année par les cures thermales, en incluant l’hôtellerie et la restauration, s’élève à 900 millions d’euros» et 100.000 emplois directs ou non en dépendent, insiste au passage le syndicat professionnel.

Pour attirer les patients, les stations thermales se penchent sur de nouveaux marchés de la santé. La prévention les intéresse, de même que les soins couplés avec d’autres traitements. La station thermale de Saujon, en Charente-Maritime, a ainsi lancé un programme de sevrage des benzodiazépines, des psychotropes utilisés dans le traitement de l’anxiété, de l’insomnie, des spasmes, ou dans le contexte d’un syndrome de sevrage alcoolique. «Sur les premiers traitements réalisés, on observe un taux de sevrage de près de 50% des patients à six mois», affirme Claude-Eugène Bouvier. Sachant, selon d’autres études, qu’une bonne partie de ces patients resteront sevrés pendant quatre ans, le gain pour la Sécurité sociale, après déduction du coût du traitement (210 euros), est de plusieurs centaines d’euros par patient, affirme le Cneth.

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